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Après trois années consécutives à Sydney, les championnats du Monde Masters de cyclisme sur piste ont changé d’hémisphère. C’est Sangalhos, petite commune située près d’Anadia au centre du Portugal, qui a accueilli le « gratin » du sport cycliste Masters (vétérans). Un très beau vélodrome en bois de 250 mètres a été construit récemment dans une enceinte couverte. La participation a été impressionnante avec 300 coureurs, issus de 27 nations (un record), témoignant d’une universalisation de la discipline. Une vingtaine de français avaient fait le déplacement. Marc Dangleterre, licencié au Gazélec de Douai, y a disputé pour l’occasion ses dixièmes championnats du Monde. Titré à deux reprises en 2006 et 2007 dans l’épreuve du 500 mètres départ arrêté, il a élargi depuis quelques années son registre, en participant également au sprint pur, au point de remporter deux titres de champion d’Europe de vitesse en 2009 et 2010. Marc Dangleterre s’est aligné dans les deux épreuves, pour un résultat identique, Les installations étaient magnifiques mais, malgré une bonne volonté évidente, les Portugais semblaient découvrir la discipline et n’étaient pas encore à la hauteur d’un tel évènement. Les tableaux lumineux étaient inopérants et les temps ne s’affichaient pas pendant et après les courses ; des infiltrations d’eau sur la piste et même une panne de courant ont aussi Au 500 mètres départ arrêté, Marc Dangleterre a pris la 5ème place. « Avec mon casque, je n’ai pas entendu mon temps annoncé en anglais au micro, mais il m’a été communiqué par un ami canadien anglophone. Il s’agissait de 36’’1, ce qui me donnait la médaille de bronze. C’était conforme à d’excellentes sensations en course et comme je suis en dernière année de ma catégorie, j’étais très satisfait, ne pouvant espérer cette année un meilleur classement. Une demi-heure après la course, la feuille de résultat est tombée, avec une 4ème place décevante, dans un temps assez moyen de 36’’86, mais le programme s’était poursuivi et il était difficile d’aller contester. C’était une erreur de ma part, car un excellent coureur anglais Trois jours plus tard en vitesse, le doute que je pouvais avoir concernant une erreur des officiels à mon encontre s’est confirmé. L’italien qui avait hérité au 500 de la médaille de bronze et du temps qu’on m’avait annoncé, réalisait 13’’2 secondes du 200 mètres lancé qualificatif, soit le 13ème temps, alors que j’étais 4ème en 12’’15. Avec une vitesse de base aussi faible, il était impossible que ce coureur qui effectuait ses premiers championnats Masters et qu’on ne connaissait pas, fasse à peine plus de 36 secondes au 500 mètres. En sprint, derrière l’australien Willmott, champion du monde en titre et qui était au dessus du lot, nous étions 6 ou 7 gars à nous valoir. J’ai perdu en ¼ de finale en trois manches contre un anglais que j’avais devancé aux championnats d’Europe. Après avoir gagné assez facilement la première manche, j’ai pêché par excès de confiance dans la seconde manche et dans la belle il m’a manqué une roue. Habituellement peu à l’aise dans les matchs à 3 ou à 4, je n’ai pas lâché l’affaire et j’ai gagné le match de classement de 5 à 8, pour finir mon année sur une bonne impression ! Ce tournoi s’est donc joué à pas grand-chose et j’aurais tout aussi bien pu monter sur le podium de la vitesse, comme en 2008 et 2009. C’est la course et je n’ai pas vraiment de regret. Par contre, je suis déçu d’avoir raté dans des conditions douteuses cette médaille au 500. En cette fin de saison, j’avais senti pendant les deux dernières semaines qui avaient précédé ces championnats que ma forme me filait un peu entre les doigts. D’ailleurs, tous les européens en convenaient. Fin octobre, à moins de disposer d’un vélodrome couvert pour se préparer, c’est trop tard en saison. Il pleuvait beaucoup ces derniers temps dans le Nord Pas de Calais et cela rendait l’utilisation du vélodrome de Bruay impossible. En outre, à J’ai regardé avec attention les résultats en -60 ans et plus- ma future catégorie 2011. Avec les temps que j’ai réalisés cette année, j’aurais gagné le 500 et fait le meilleur temps du 200 lancé. D’une année sur l’autre, bien évidemment les choses peuvent changer, mais cela m’encourage à persévérer ». |
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Après trois années consécutives à Sydney, les championnats du Monde Masters de cyclisme sur piste ont changé d’hémisphère. C’est Sangalhos, petite commune située près d’Anadia au centre du Portugal, qui a accueilli le « gratin » du sport cycliste Masters (vétérans). Un très beau vélodrome en bois de 250 mètres a été construit récemment dans une enceinte couverte. La participation a été impressionnante avec 300 coureurs, issus de 27 nations (un record), témoignant d’une universalisation de la discipline. Une vingtaine de français avaient fait le déplacement. Marc Dangleterre, licencié au Gazélec de Douai, y a disputé pour l’occasion ses dixièmes championnats du Monde. Titré à deux reprises en 2006 et 2007 dans l’épreuve du 500 mètres départ arrêté, il a élargi depuis quelques années son registre, en participant également au sprint pur, au point de remporter deux titres de champion d’Europe de vitesse en 2009 et 2010. Marc Dangleterre s’est aligné dans les deux épreuves, pour un résultat identique, Les installations étaient magnifiques mais, malgré une bonne volonté évidente, les Portugais semblaient découvrir la discipline et n’étaient pas encore à la hauteur d’un tel évènement. Les tableaux lumineux étaient inopérants et les temps ne s’affichaient pas pendant et après les courses ; des infiltrations d’eau sur la piste et même une panne de courant ont aussi Au 500 mètres départ arrêté, Marc Dangleterre a pris la 5ème place. « Avec mon casque, je n’ai pas entendu mon temps annoncé en anglais au micro, mais il m’a été communiqué par un ami canadien anglophone. Il s’agissait de 36’’1, ce qui me donnait la médaille de bronze. C’était conforme à d’excellentes sensations en course et comme je suis en dernière année de ma catégorie, j’étais très satisfait, ne pouvant espérer cette année un meilleur classement. Une demi-heure après la course, la feuille de résultat est tombée, avec une 4ème place décevante, dans un temps assez moyen de 36’’86, mais le programme s’était poursuivi et il était difficile d’aller contester. C’était une erreur de ma part, car un excellent coureur anglais Trois jours plus tard en vitesse, le doute que je pouvais avoir concernant une erreur des officiels à mon encontre s’est confirmé. L’italien qui avait hérité au 500 de la médaille de bronze et du temps qu’on m’avait annoncé, réalisait 13’’2 secondes du 200 mètres lancé qualificatif, soit le 13ème temps, alors que j’étais 4ème en 12’’15. Avec une vitesse de base aussi faible, il était impossible que ce coureur qui effectuait ses premiers championnats Masters et qu’on ne connaissait pas, fasse à peine plus de 36 secondes au 500 mètres. En sprint, derrière l’australien Willmott, champion du monde en titre et qui était au dessus du lot, nous étions 6 ou 7 gars à nous valoir. J’ai perdu en ¼ de finale en trois manches contre un anglais que j’avais devancé aux championnats d’Europe. Après avoir gagné assez facilement la première manche, j’ai pêché par excès de confiance dans la seconde manche et dans la belle il m’a manqué une roue. Habituellement peu à l’aise dans les matchs à 3 ou à 4, je n’ai pas lâché l’affaire et j’ai gagné le match de classement de 5 à 8, pour finir mon année sur une bonne impression ! Ce tournoi s’est donc joué à pas grand-chose et j’aurais tout aussi bien pu monter sur le podium de la vitesse, comme en 2008 et 2009. C’est la course et je n’ai pas vraiment de regret. Par contre, je suis déçu d’avoir raté dans des conditions douteuses cette médaille au 500. En cette fin de saison, j’avais senti pendant les deux dernières semaines qui avaient précédé ces championnats que ma forme me filait un peu entre les doigts. D’ailleurs, tous les européens en convenaient. Fin octobre, à moins de disposer d’un vélodrome couvert pour se préparer, c’est trop tard en saison. Il pleuvait beaucoup ces derniers temps dans le Nord Pas de Calais et cela rendait l’utilisation du vélodrome de Bruay impossible. En outre, à J’ai regardé avec attention les résultats en -60 ans et plus- ma future catégorie 2011. Avec les temps que j’ai réalisés cette année, j’aurais gagné le 500 et fait le meilleur temps du 200 lancé. D’une année sur l’autre, bien évidemment les choses peuvent changer, mais cela m’encourage à persévérer ». |
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