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Le beau temps revenu sur le boulonnais, sur les championnats de France professionnel route. Un rendez vous que certains annoncent déjà comme « digne de rester dans les mémoires ». Avec 172 engagés, qui se retrouvèrent dans la station touristique d’Hardelot afin de s’élancer 15 tours de circuit d’un total de 234. 5km… parmi des Champions de France sortant comme Thomas Voeckler (2010/2004) team Europcar, Dimitri Champion (2009 )Ag2 R, Nicolas Vogondy (2008/2002) et Pierrick Fedrigo (Française des Jeux) sur un site boulonnais qui lui a porté chances en 2005.
Au menu, avec dès le départ une virée Hardelot, Boulogne par les terres avec un passage par Condette, Equihen Plage, Outreau, Le Portel et enfin le circuit de Boulogne sur mer… Après les étapes des Monts des 4 jours de Dunkerque, l’édition 2005 du Championnat de France, Boulogne sur mer et sa région se taillait une belle réputation… et du coté des formations représentées. L’homme à battre sera le récent lauréat des 4 Jours de dunkerque : Thomas Voeckler, tenant du titre en 2005 disputé à Boulogne-sur-Mer, sur un circuit légèrement différent. L’Alsacien du Team Europcar au départ de cet événement sera encore très surveillé, avec un nombre de candidats à la tunique tricolore bien décidés à enrayer les pronostics… Du coté d’ Europcar, on pourra toujours jouer d’autres atouts comme Anthony Charteau, Cyril Gautier, Christophe Kern (qui vient de remporter le titre national du CLM) ou Pierre Rolland pour contrer les offensives des équipes les mieux représentées. En tête desquelles figure notamment la FDJ de Pierrick Fédrigo, sacré à Boulogne il y a six ans mais en mal de résultats cette saison. La formation de Marc Madiot possédant également d’autres atouts : Sandy Casar, Mickaël Delage, Yoann Offredo, Rémi Pauriol, Thibaut Pinot, Anthony Roux, Jérémy Roy, Arthur Vichot. . . Mais attention il faudra compter aussi sur Ag2r La Mondiale avec Dimitri Champion, Hubert Dupont, John Gadret qui a officialisé sa présence sur le prochain Tour, Blel Kadri, Jean Christophe Péraud, Christophe Riblon, les Bretagne-Schuller Renaud Dion, Romain Hardy, Johan Le Bon, Florian Vachon, les Cofidis Samuel Dumoulin, Tony Gallopin, David Moncoutié, et l’arrageois Adrien Petit. Saur-Sojasun Jérome Coppel, Jérémie Galland, Sébastien Joly, BigMat-Auber 93 Maxime Médérel, Roubaix Lille Métropole avec le calaisien Steven Tronet qui a annoncé la couleur… et des coureurs moins entourés comme Alexandre Geniez (Skil-Shimano), Julien Antomarchi (La Pomme Marseille), Rémy Di Gregorio (Astana), Romain Feillu (Vacansoleil-DCM), Christophe Le Mével (Garmin-Cervélo), Sylvain Chavanel et Jérôme Pineau (Quick Step). Que du beau monde… Au départ coté nordistes John Gadret (AG2R) Olivier Bonnaire (FdJ), Adrien Petit (Cofidis), Steven Tronet, Denis Flahaut, Anthony Colin et… Alexis Caresmel (Lotto Bodysol) se verront « porter » par le public venu en nombre sur les points stratégiques du circuit. La première échappée de la journée n’est pas été longue à se former. Ils furent seize coureurs à entrer sur le circuit de 13, 7 kilomètres (à effectuer quinze fois) avec trois minutes d’avance sur le peloton. Parmi eux, Haddou, Hurel et Le Floch (Europcar), Pineau, Bonnet et Gérard (FDJ), Lemoine et Martias (Saur-Sojasun), Bérard, Houanard et Krivtsov (AG2R-La Mondiale), Bagot et Cusin (Cofidis), Malacarne (Bretagne-Schuller), Bacquet (BigMat-Auber 93) et Blain (Endura Racing). L’échappée, prend d’abord beaucoup d’avance, voit ensuite la distance la séparant du peloton s’amoindrir, avant d’être rattrapée par un groupe de contre-attaque. Ils sont alors vingt-trois en tête. Mais derrière, les favoris et bien d’autres ont des fourmis dans les jambes. Quémeneur (Europcar), Jeannesson et Roy (FDJ), Bessy (Saur-Sojasun), Kadri (AG2R-La Mondiale) et Bazin (BigMat-Auber 93) sont en contre. Le bras de fer Chavanel VoeklerAu douzième tour, Sylvain Chavanel (Quick Step) s’extirpe du peloton alors que sa première tentative de contre-attaque vient d’échouer. Il est bientôt suivi par Thomas Voeckler et Anthony Roux (FDJ), qui faisaient également partis de la précédente contre-attaque, et qui n’ont pas dit leur dernier mot.Sylvain Chavanel, dans un jour exceptionnel, dépasse peu à peu tous les membres de l’échappée matinale, qui a complètement explosée face à la difficulté du circuit, pour prendre la tête de course. Mais Voeckler et Roux, qui semblent s’entendre à merveille, remontent progressivement vers lui. L’avance de Chavanel, qui s’élève d’abord à plus d’une minute, s’amenuise au fur et à mesure, pour descendre jusqu’à 30 secondes à 8 kilomètres de l’arrivée. Mais c’est sans compter le panache du coureur de la Quick Step, qui grappille de nouveau les secondes à ses deux poursuivants. Alors que beaucoup sont persuadés que la victoire finale se disputera à trois, l’avance de Chavanel recommence à augmenter. 35, 40, 51 secondes. . . Chavanel franchit finalement la ligne d’arrivée seul, après plus de 45 kilomètres d’échappée en solitaire. Il devance Anthony Roux de 38 secondes et Thomas Voeckler de 42 secondes. Après six heures de course, le coureur de la Quick Step monte sur la première marche du podium pour endosser son tout premier maillot de champion de France en ligne. Un maillot tricolore à la saveur particulière, différente de celle que lui ont apporté ses trois titres nationaux en contre-la-montre (2005, 2006 et 2008). Un maillot qu’il lui fallait à tout prix. Le bleu, le blanc et le rouge, des couleurs qu’il a hâte de pouvoir arborer lors du Tour de France, qui part samedi prochain de Vendée. Avec un objectif clair : faire mieux que l’année dernière. C’est-à-dire deux victoires d’étapes et deux jours en jaune. Le moins que l’on puisse espérer pour lui, c’est que son nouveau maillot lui donnera des ailes. Coté John Gadret la page est déjà tournée…John Gadret (18e) a tenu son rang pendant près de deux cents kilomètres, le Bruaysien semblait dans le coup. Pourtant, on l’a vu à terre… (voir notre photo )… Trop court pour prendre la roue de Chavanel - « Il fallait être très fort pour le suivre, je n’ai pas pu » -, il a aussi joué de malchance quand le champion de France en titre a lancé la machine. « Je suis tombé dans la bosse à trois tours de l’arrivée. Quand je suis rentré sur le groupe, Voeckler et Roux sont partis, raconte-t-il. Mais de toute façon, je ne sais pas si j’aurais pu y aller. » Se trouver des excuses, ce n’est pas le genre de la maison. Pas question non plus de se laisser envahir par la déception. « Je n’ai pas de regrets, j’ai fait ce que j’ai pu. » Avec évidence le Tour d’Italie est encore dans les jambes… Fatigué par le parcours difficile, John gadret à déjà l‘esprit ailleurs « Je le savais, je ne suis pas très à l’aise sur les courses d’un jour. Je suis mieux sur les courses à étapes, c’est comme ça. »… Maintenant la Grande Boucle « Je vais essayer d’y faire de belles choses. Je vais tout faire pour aider mes leaders et pourquoi pas essayer d’aller gagner une étape de montagne. » Il y a encore quelques « bobos » à soigner mais avec certitudes Vincent Lavenu pourra compter sur luiSylvain Chavanel 1erCette victoire représente beaucoup pour moi, j’y tenais à tout prix mais rassurez-vous je serais encore professionnelle l’an prochain mais c’est vrai que je suis plus sur la fin que sur mes débuts mais c’était un peu l’année ou jamais. Ce circuit me convenait très bien, j’ai bien préparé ce championnat comme il le faut en faisant un bon stage d’entraînement. C’est une grande fierté aujourd’hui et c’est vrai que j’avais tout pour moi. Je n’étais bien sur pas le plus marqué car c’était Thomas Voeckler le favori mais cela m’a sourit à moi et c’est ça le plus important.Anthony Roux 2ème"Je suis content et déçu à la fois. Comme Thomas l’a dit il n’y avait rien à faire contre Sylvain. Il a accéléré plusieurs fois dans le final et même à deux on ne pouvait pas grand chose contre lui. Des fois il vaut mieux être à deux coureurs au départ d’une course que dans une équipe avec 20 coureurs ou chacun tente sa chance et joue plusieurs cartes. Il fallait être vigilent. Yoann Offredo comme moi et Sandy Casar on n’était un peu protégé pour le final avec Pierrick Fedrigo qui était un peu en électron libre. S’il était bien il était bien sinon tant pis. C’est beau de faire un briefing avant le départ d’un championnat de France et de dire ne loupé pas la 1ère échappée ou la 2e car cela ne se passe pas toujours comme ça. Le circuit me paraissait moins dur que les autres années mais il n’était pas pour autant plus facile".Thomas Voeckler 3ème"On n’a été battu par plus fort que nous. Je pense qu’il y avait moyen de suivre Sylvain mais lorsqu’il a attaqué je n’ai pas bouché le trou. On n’en avait quelques tours avant et je lui avait dit on tente quelque chose et on verra bien ensuite. Lui la fait et pas moi, dommage. . . Il y avait moyen de le suivre mais honnêtement en étant objectif vu qu’il n’a pas trop courru ces dernières semaines toute l’attention s’est portée sur moi. Si vous avez vu la presse ces derniers jours on parlait plus de moi que de Sylvain qui s’est montré plus discret. Je faisais plus figure d’épouvantail. Il n’y a rien à redire sur sa victoire et je vous avoue que son coup de pédale m’a fait repenser à son coup de pédale lorsqu’il avait remporté la victoire lors de l’étape du Tour qui avait aux Rousses, c’était vraiment du grand Chavanel qui emmène un gros braquet. Il ne fallait pas louper sa roue car après c’était terminé. Il était devant depuis un moment mais seul il a été plus fort que nous à deux. Souvent on se livre un peu moins lorsque l’on n’est à deux et c’est peut-être cela qui nous a manqué. On ne s’est peut-être pas livré à 100% mais pour ma part j’étais au moins à 99%. Je n’ai même pas été en mesure de faire le sprint pour la 2e place car j’avais vraiment tout mis avant".Du côté des nordistes...Nombreux sont les coureurs qui ont abandonné (177 partants, 65 à l’arrivée). Du côté des nordistes, comme pour le reste du peloton, pas mal de coureurs ont jeté l’éponge. Outre John Gadret qui figurait parmi les coureurs à surveiller et qui a pris une 18ème place, Steven Tronet a honoré le maillot orange du Team Roubaix Lille Métropole avec une 52ème suivi de Julien Guay (RLM) à la 54ème place.Classement : Abandons : |
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Le beau temps revenu sur le boulonnais, sur les championnats de France professionnel route. Un rendez vous que certains annoncent déjà comme « digne de rester dans les mémoires ». Avec 172 engagés, qui se retrouvèrent dans la station touristique d’Hardelot afin de s’élancer 15 tours de circuit d’un total de 234. 5km… parmi des Champions de France sortant comme Thomas Voeckler (2010/2004) team Europcar, Dimitri Champion (2009 )Ag2 R, Nicolas Vogondy (2008/2002) et Pierrick Fedrigo (Française des Jeux) sur un site boulonnais qui lui a porté chances en 2005.
Au menu, avec dès le départ une virée Hardelot, Boulogne par les terres avec un passage par Condette, Equihen Plage, Outreau, Le Portel et enfin le circuit de Boulogne sur mer… Après les étapes des Monts des 4 jours de Dunkerque, l’édition 2005 du Championnat de France, Boulogne sur mer et sa région se taillait une belle réputation… et du coté des formations représentées. L’homme à battre sera le récent lauréat des 4 Jours de dunkerque : Thomas Voeckler, tenant du titre en 2005 disputé à Boulogne-sur-Mer, sur un circuit légèrement différent. L’Alsacien du Team Europcar au départ de cet événement sera encore très surveillé, avec un nombre de candidats à la tunique tricolore bien décidés à enrayer les pronostics… Du coté d’ Europcar, on pourra toujours jouer d’autres atouts comme Anthony Charteau, Cyril Gautier, Christophe Kern (qui vient de remporter le titre national du CLM) ou Pierre Rolland pour contrer les offensives des équipes les mieux représentées. En tête desquelles figure notamment la FDJ de Pierrick Fédrigo, sacré à Boulogne il y a six ans mais en mal de résultats cette saison. La formation de Marc Madiot possédant également d’autres atouts : Sandy Casar, Mickaël Delage, Yoann Offredo, Rémi Pauriol, Thibaut Pinot, Anthony Roux, Jérémy Roy, Arthur Vichot. . . Mais attention il faudra compter aussi sur Ag2r La Mondiale avec Dimitri Champion, Hubert Dupont, John Gadret qui a officialisé sa présence sur le prochain Tour, Blel Kadri, Jean Christophe Péraud, Christophe Riblon, les Bretagne-Schuller Renaud Dion, Romain Hardy, Johan Le Bon, Florian Vachon, les Cofidis Samuel Dumoulin, Tony Gallopin, David Moncoutié, et l’arrageois Adrien Petit. Saur-Sojasun Jérome Coppel, Jérémie Galland, Sébastien Joly, BigMat-Auber 93 Maxime Médérel, Roubaix Lille Métropole avec le calaisien Steven Tronet qui a annoncé la couleur… et des coureurs moins entourés comme Alexandre Geniez (Skil-Shimano), Julien Antomarchi (La Pomme Marseille), Rémy Di Gregorio (Astana), Romain Feillu (Vacansoleil-DCM), Christophe Le Mével (Garmin-Cervélo), Sylvain Chavanel et Jérôme Pineau (Quick Step). Que du beau monde… Au départ coté nordistes John Gadret (AG2R) Olivier Bonnaire (FdJ), Adrien Petit (Cofidis), Steven Tronet, Denis Flahaut, Anthony Colin et… Alexis Caresmel (Lotto Bodysol) se verront « porter » par le public venu en nombre sur les points stratégiques du circuit. La première échappée de la journée n’est pas été longue à se former. Ils furent seize coureurs à entrer sur le circuit de 13, 7 kilomètres (à effectuer quinze fois) avec trois minutes d’avance sur le peloton. Parmi eux, Haddou, Hurel et Le Floch (Europcar), Pineau, Bonnet et Gérard (FDJ), Lemoine et Martias (Saur-Sojasun), Bérard, Houanard et Krivtsov (AG2R-La Mondiale), Bagot et Cusin (Cofidis), Malacarne (Bretagne-Schuller), Bacquet (BigMat-Auber 93) et Blain (Endura Racing). L’échappée, prend d’abord beaucoup d’avance, voit ensuite la distance la séparant du peloton s’amoindrir, avant d’être rattrapée par un groupe de contre-attaque. Ils sont alors vingt-trois en tête. Mais derrière, les favoris et bien d’autres ont des fourmis dans les jambes. Quémeneur (Europcar), Jeannesson et Roy (FDJ), Bessy (Saur-Sojasun), Kadri (AG2R-La Mondiale) et Bazin (BigMat-Auber 93) sont en contre. Le bras de fer Chavanel VoeklerAu douzième tour, Sylvain Chavanel (Quick Step) s’extirpe du peloton alors que sa première tentative de contre-attaque vient d’échouer. Il est bientôt suivi par Thomas Voeckler et Anthony Roux (FDJ), qui faisaient également partis de la précédente contre-attaque, et qui n’ont pas dit leur dernier mot.Sylvain Chavanel, dans un jour exceptionnel, dépasse peu à peu tous les membres de l’échappée matinale, qui a complètement explosée face à la difficulté du circuit, pour prendre la tête de course. Mais Voeckler et Roux, qui semblent s’entendre à merveille, remontent progressivement vers lui. L’avance de Chavanel, qui s’élève d’abord à plus d’une minute, s’amenuise au fur et à mesure, pour descendre jusqu’à 30 secondes à 8 kilomètres de l’arrivée. Mais c’est sans compter le panache du coureur de la Quick Step, qui grappille de nouveau les secondes à ses deux poursuivants. Alors que beaucoup sont persuadés que la victoire finale se disputera à trois, l’avance de Chavanel recommence à augmenter. 35, 40, 51 secondes. . . Chavanel franchit finalement la ligne d’arrivée seul, après plus de 45 kilomètres d’échappée en solitaire. Il devance Anthony Roux de 38 secondes et Thomas Voeckler de 42 secondes. Après six heures de course, le coureur de la Quick Step monte sur la première marche du podium pour endosser son tout premier maillot de champion de France en ligne. Un maillot tricolore à la saveur particulière, différente de celle que lui ont apporté ses trois titres nationaux en contre-la-montre (2005, 2006 et 2008). Un maillot qu’il lui fallait à tout prix. Le bleu, le blanc et le rouge, des couleurs qu’il a hâte de pouvoir arborer lors du Tour de France, qui part samedi prochain de Vendée. Avec un objectif clair : faire mieux que l’année dernière. C’est-à-dire deux victoires d’étapes et deux jours en jaune. Le moins que l’on puisse espérer pour lui, c’est que son nouveau maillot lui donnera des ailes. Coté John Gadret la page est déjà tournée…John Gadret (18e) a tenu son rang pendant près de deux cents kilomètres, le Bruaysien semblait dans le coup. Pourtant, on l’a vu à terre… (voir notre photo )… Trop court pour prendre la roue de Chavanel - « Il fallait être très fort pour le suivre, je n’ai pas pu » -, il a aussi joué de malchance quand le champion de France en titre a lancé la machine. « Je suis tombé dans la bosse à trois tours de l’arrivée. Quand je suis rentré sur le groupe, Voeckler et Roux sont partis, raconte-t-il. Mais de toute façon, je ne sais pas si j’aurais pu y aller. » Se trouver des excuses, ce n’est pas le genre de la maison. Pas question non plus de se laisser envahir par la déception. « Je n’ai pas de regrets, j’ai fait ce que j’ai pu. » Avec évidence le Tour d’Italie est encore dans les jambes… Fatigué par le parcours difficile, John gadret à déjà l‘esprit ailleurs « Je le savais, je ne suis pas très à l’aise sur les courses d’un jour. Je suis mieux sur les courses à étapes, c’est comme ça. »… Maintenant la Grande Boucle « Je vais essayer d’y faire de belles choses. Je vais tout faire pour aider mes leaders et pourquoi pas essayer d’aller gagner une étape de montagne. » Il y a encore quelques « bobos » à soigner mais avec certitudes Vincent Lavenu pourra compter sur luiSylvain Chavanel 1erCette victoire représente beaucoup pour moi, j’y tenais à tout prix mais rassurez-vous je serais encore professionnelle l’an prochain mais c’est vrai que je suis plus sur la fin que sur mes débuts mais c’était un peu l’année ou jamais. Ce circuit me convenait très bien, j’ai bien préparé ce championnat comme il le faut en faisant un bon stage d’entraînement. C’est une grande fierté aujourd’hui et c’est vrai que j’avais tout pour moi. Je n’étais bien sur pas le plus marqué car c’était Thomas Voeckler le favori mais cela m’a sourit à moi et c’est ça le plus important.Anthony Roux 2ème"Je suis content et déçu à la fois. Comme Thomas l’a dit il n’y avait rien à faire contre Sylvain. Il a accéléré plusieurs fois dans le final et même à deux on ne pouvait pas grand chose contre lui. Des fois il vaut mieux être à deux coureurs au départ d’une course que dans une équipe avec 20 coureurs ou chacun tente sa chance et joue plusieurs cartes. Il fallait être vigilent. Yoann Offredo comme moi et Sandy Casar on n’était un peu protégé pour le final avec Pierrick Fedrigo qui était un peu en électron libre. S’il était bien il était bien sinon tant pis. C’est beau de faire un briefing avant le départ d’un championnat de France et de dire ne loupé pas la 1ère échappée ou la 2e car cela ne se passe pas toujours comme ça. Le circuit me paraissait moins dur que les autres années mais il n’était pas pour autant plus facile".Thomas Voeckler 3ème"On n’a été battu par plus fort que nous. Je pense qu’il y avait moyen de suivre Sylvain mais lorsqu’il a attaqué je n’ai pas bouché le trou. On n’en avait quelques tours avant et je lui avait dit on tente quelque chose et on verra bien ensuite. Lui la fait et pas moi, dommage. . . Il y avait moyen de le suivre mais honnêtement en étant objectif vu qu’il n’a pas trop courru ces dernières semaines toute l’attention s’est portée sur moi. Si vous avez vu la presse ces derniers jours on parlait plus de moi que de Sylvain qui s’est montré plus discret. Je faisais plus figure d’épouvantail. Il n’y a rien à redire sur sa victoire et je vous avoue que son coup de pédale m’a fait repenser à son coup de pédale lorsqu’il avait remporté la victoire lors de l’étape du Tour qui avait aux Rousses, c’était vraiment du grand Chavanel qui emmène un gros braquet. Il ne fallait pas louper sa roue car après c’était terminé. Il était devant depuis un moment mais seul il a été plus fort que nous à deux. Souvent on se livre un peu moins lorsque l’on n’est à deux et c’est peut-être cela qui nous a manqué. On ne s’est peut-être pas livré à 100% mais pour ma part j’étais au moins à 99%. Je n’ai même pas été en mesure de faire le sprint pour la 2e place car j’avais vraiment tout mis avant".Du côté des nordistes...Nombreux sont les coureurs qui ont abandonné (177 partants, 65 à l’arrivée). Du côté des nordistes, comme pour le reste du peloton, pas mal de coureurs ont jeté l’éponge. Outre John Gadret qui figurait parmi les coureurs à surveiller et qui a pris une 18ème place, Steven Tronet a honoré le maillot orange du Team Roubaix Lille Métropole avec une 52ème suivi de Julien Guay (RLM) à la 54ème place.Classement : Abandons : |
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