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Cambrai attendait le Tour depuis le mois d’octobre dernier. Cambrai a pu voir le Tour mercredi dans la matinée un peu plus que sur le bord de la route lors des cérémonies de départ, pourtant il est des Cambrésiens qui en verront beaucoup plus mais pour eux cela ne sera pas qu’un loisir mais avant tout un réel travail d’été. Pierre-Yves Delevacque en est maintenant à son 20e Tour, à ce titre il a reçu lors du départ de Cambrai la médaille du Tour des mains de Christian Prudhomme grand patron du Tour. Celui qui a commencé dans le Tour en suivant son grand ami Edouard Delberghe est depuis maintenant le bagagiste des motards du Tour qui bien évidemment ne peuvent transporter leurs valises sur leurs motos. Ce travail lui plait surtout que cela ne l’empêche pas « plus sur Paris-Nice, au Tour de Picardie ou au Tour de l’Avenir » de rouler avec quelques anciennes pointures « et je peux te dire que le blaireau est de plus en plus affuté » nous confie cet ancien artisan peintre qui vient d’avoir la satisfaction de voir un de ses fils embauché en CDI chez ASO au service de la coordination des télévisions du monde entier. Rodolphe Prouveur est depuis quelques années dans la caravane publicitaire. On l’a vu en 2003 au volant d’un kart et maintenant il conduit un des véhicules du journal Aujourd’hui. Les yeux rivés sur la route pour anticiper les réactions parfois farfelues d’un public toujours aux aguets pour récupérer un des objets que distribue l’hôtesse qui a pris place auprès de lui. « Pour nous le travail n’a commencé qu’à partir de la frontière un peu avant Arenberg, avant en Belgique et aux Pays-Bas on ne distribuait pas de journaux, le titre n’étant pas distribué là-bas » nous indique celui qu les sportifs cambrésiens ont plus l’habitude de voir lors des courses sur route... mais à pied. Il s’y classe d’ailleurs très honorablement, gageons que Rodolphe a glissé une paire de chaussures dans la belle voiture qu’il astique bien méticuleusement chaque matin. Antoine Nave a la particularité de ne rien connaître au cyclisme pourtant il en est à son second Tour. « Quand j’ai été sélectionné je crois que ma candidature a été retenue car je ne suis pas passionné par le cyclisme, ainsi je peux me concentrer uniquement sur ma mission » admet le brigadier-chef du commissariat de Cambrai affecté pour 3 semaines au commissariat itinérant du Tour. Parmi ses 12 autres collègues il est le seul venant du Nord de Paris et est affecté aux missions de police qui reviennent à ces fonctionnaires au sein desquels on retrouve un policier espagnol et un autre néerlandais qui ont suivi côte à côte la finale du Championnat du monde de football. Dans le bus qui sert de commissariat il reçoit et instruit les plaintes avant de se positionner après la ligne d’arrivée afin de sécuriser le passage des coureurs. Discrètement ensuite il se situe à quelques mètres du podium pour maintenir l’ordre autour de la cérémonie protocolaire et protéger les personnalités présentes. Le dernier Cambrésien présent sur le Tour est le seul à l’avoir déjà fait avec un dossard. C’était en 1986, Philippe Delaurier portait les couleurs d’Hitachi et avait été enrôlé dans cette formation par le wallon Claudie Criquiélion qui avait été remarquablement assisté dans la montagne par celui qui venait de passer deux années à La Redoute. Le coureur d’Avesnes-les-Aubert avait pris un assez bon départ dans la région parisienne et attendait avec impatience les Pyrénées. Victime de la climatisation dans un hôtel il terminait une première étape montagneuse avec une fièvre qui ne baissait pas. Le lendemain il effectuait toute l’étape devant la voiture balai avec plus de 38° de fièvre. Jamais de la journée il ne put bénéficier des poussettes des spectateurs, encore moins des appuis sur voiture car un commissaire veillait. A l’arrivée, il était hors-délais pour moins de 2 minutes. Toute la soirée et même le lendemain matin ses directeurs tentèrent de le réintégrer. Ironie du sort,on voit maintenant Philippe au volant d’une des voitures rouges des commissaires tant sur le Tour que sur toutes les épreuves organisées par ASO. Cette année, il conduit toujours des commissaires mais ceux chargés des contrôles anti-dopage « parfois il faut se réveiller à 5 heures pour aller aux hôtels » constate notre homme qui s’était fait le spécialiste du GP des Marbriers en y levant 3 fois les bras. |
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Cambrai attendait le Tour depuis le mois d’octobre dernier. Cambrai a pu voir le Tour mercredi dans la matinée un peu plus que sur le bord de la route lors des cérémonies de départ, pourtant il est des Cambrésiens qui en verront beaucoup plus mais pour eux cela ne sera pas qu’un loisir mais avant tout un réel travail d’été. Pierre-Yves Delevacque en est maintenant à son 20e Tour, à ce titre il a reçu lors du départ de Cambrai la médaille du Tour des mains de Christian Prudhomme grand patron du Tour. Celui qui a commencé dans le Tour en suivant son grand ami Edouard Delberghe est depuis maintenant le bagagiste des motards du Tour qui bien évidemment ne peuvent transporter leurs valises sur leurs motos. Ce travail lui plait surtout que cela ne l’empêche pas « plus sur Paris-Nice, au Tour de Picardie ou au Tour de l’Avenir » de rouler avec quelques anciennes pointures « et je peux te dire que le blaireau est de plus en plus affuté » nous confie cet ancien artisan peintre qui vient d’avoir la satisfaction de voir un de ses fils embauché en CDI chez ASO au service de la coordination des télévisions du monde entier. Rodolphe Prouveur est depuis quelques années dans la caravane publicitaire. On l’a vu en 2003 au volant d’un kart et maintenant il conduit un des véhicules du journal Aujourd’hui. Les yeux rivés sur la route pour anticiper les réactions parfois farfelues d’un public toujours aux aguets pour récupérer un des objets que distribue l’hôtesse qui a pris place auprès de lui. « Pour nous le travail n’a commencé qu’à partir de la frontière un peu avant Arenberg, avant en Belgique et aux Pays-Bas on ne distribuait pas de journaux, le titre n’étant pas distribué là-bas » nous indique celui qu les sportifs cambrésiens ont plus l’habitude de voir lors des courses sur route... mais à pied. Il s’y classe d’ailleurs très honorablement, gageons que Rodolphe a glissé une paire de chaussures dans la belle voiture qu’il astique bien méticuleusement chaque matin. Antoine Nave a la particularité de ne rien connaître au cyclisme pourtant il en est à son second Tour. « Quand j’ai été sélectionné je crois que ma candidature a été retenue car je ne suis pas passionné par le cyclisme, ainsi je peux me concentrer uniquement sur ma mission » admet le brigadier-chef du commissariat de Cambrai affecté pour 3 semaines au commissariat itinérant du Tour. Parmi ses 12 autres collègues il est le seul venant du Nord de Paris et est affecté aux missions de police qui reviennent à ces fonctionnaires au sein desquels on retrouve un policier espagnol et un autre néerlandais qui ont suivi côte à côte la finale du Championnat du monde de football. Dans le bus qui sert de commissariat il reçoit et instruit les plaintes avant de se positionner après la ligne d’arrivée afin de sécuriser le passage des coureurs. Discrètement ensuite il se situe à quelques mètres du podium pour maintenir l’ordre autour de la cérémonie protocolaire et protéger les personnalités présentes. Le dernier Cambrésien présent sur le Tour est le seul à l’avoir déjà fait avec un dossard. C’était en 1986, Philippe Delaurier portait les couleurs d’Hitachi et avait été enrôlé dans cette formation par le wallon Claudie Criquiélion qui avait été remarquablement assisté dans la montagne par celui qui venait de passer deux années à La Redoute. Le coureur d’Avesnes-les-Aubert avait pris un assez bon départ dans la région parisienne et attendait avec impatience les Pyrénées. Victime de la climatisation dans un hôtel il terminait une première étape montagneuse avec une fièvre qui ne baissait pas. Le lendemain il effectuait toute l’étape devant la voiture balai avec plus de 38° de fièvre. Jamais de la journée il ne put bénéficier des poussettes des spectateurs, encore moins des appuis sur voiture car un commissaire veillait. A l’arrivée, il était hors-délais pour moins de 2 minutes. Toute la soirée et même le lendemain matin ses directeurs tentèrent de le réintégrer. Ironie du sort,on voit maintenant Philippe au volant d’une des voitures rouges des commissaires tant sur le Tour que sur toutes les épreuves organisées par ASO. Cette année, il conduit toujours des commissaires mais ceux chargés des contrôles anti-dopage « parfois il faut se réveiller à 5 heures pour aller aux hôtels » constate notre homme qui s’était fait le spécialiste du GP des Marbriers en y levant 3 fois les bras. |
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