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Piste Championnats du Monde Masters


De l’argent et des regrets pour Marc Dangleterre


Jean-Marc Hecquet

Après avoir émigré pendant 3 années en Australie à Sydney et une année au Portugal, les championnats du Monde Masters sur piste se sont à nouveau déroulés à Manchester (Grande Bretagne), ville où ils avaient été organiséssans interruption de 1995 à 2006.

 La participation a été la plus importante depuis la création de ces championnats, avec 400 coureurs issus de 24 nations. On a pu remarquer leretour en force des Américains et même des Argentins, plutôt discrets ces dernières années. A la lecture des résultats, force est de constater que le niveau général s’est élevé dans toutes les catégories d’âge. A titre d’exemple, des coureurs titrés les années précédentes ne sont pas même pas montés sur le podium, bien qu’ils aient amélioré leurs temps de référence.Dans les catégories jeunes, moins de 40 ans, certains coureurs courent encore avec succès en "élites".

Après ses 2 doublés, vitesse-500 mètres, aux championnats de France et d’Europe 2011, Marc Dangleterre (Gazélec de Douai) s’était à nouveau inscrit dans les deux épreuves. Contrairement aux années précédentes, le programme avait placé la vitesse le premier jour et le 500 mètres départ arrêté 48 heures plus tard. Confiant en ses possibilités et en grande condition, Marc battait en 1/8 de finale l’Argentin Edouardo Gualtieri et en ¼ de finale l’Australien Peter Gumbley, un ancien Champion du Monde de vitesse qui l’avait toujours devancé. C’était de bonne augure pour la suite. En demi-finale , le Douaisien retrouvait Gualtieri qui s’était repêché en battant l’Américain Rodamaker, champion du monde en titre. Fatigué, Marc s’inclinait en deux manches. En petite finale, opposé à nouveau à Gumbley,Marc gagnait la première manche, mais subissait la loi de l’Australien dansla seconde manche et dans la belle. Beaux matchs, mais au final une décevante 4e place, en ayant pourtant battu dans les tours préliminaires les futurs deuxième et troisième du tournoi.

Deux jours plus tard, le 500 mètres fut la course de tous les regrets. Course sans influx, bouclée en 36’’98 et pour 12 petits centièmes, seulement une médaille d’argent frustrante. Un autre Argentin, ancien participant aux Jeux Olympiques, Carlos Reybaud, dauphin de Marc en 2006, l’emportait et réalisait même le doublé après avoir remporté la vitesse. Le podium étant complété par l’américain Schwartz, champion du monde sortant.

« J’étais en superforme, trop bien même, puisque je pensais le doublé possible. En vitesse, sur 4 courses, je suis certainement le plus fort de ma catégorie. Mais, sur un long tournoi, avec 8 courses dans la même journée,je me classe seulement 4e. Le plus désolant, c’est que cela m’a valu quelques contractures et que je perds le titre de champion du monde du 500,en raison de cette mauvaise décision d’avoir couru la vitesse. J’aurais dû choisir de privilégier mon épreuve favorite. J’avais les meilleurs temps des engagés, sur les deux dernières années au 500 et je n’ai pas su en profiter. Cela me servira de leçon. Au niveau d’un Championnat d’Europe, je peux arriver en finale de la vitesse avec 4 ou 5 courses. Dans un mondial, le niveau est un peu plus élevé et le nombre d’engagés plus important. Cela nous contraint à un véritable marathon, 8 courses entre 10 heures du matin et 21 heures et cela ne me convient pas !
Je me suis fait accompagner par un ancien champion que tout le monde connait dans la région, Bertrand Ziélonka qui a été aux "petits soins" pour m’aider.Il a été parfait et je l’en remercie. Je remercie aussi Fernand Delcroix pour toutes les heures passées sur le vespa, ainsi que mon club, le Gazélec de Douai pour son soutien tout au long de l’année."

Après avoir émigré pendant 3 années en Australie à Sydney et une année au Portugal, les championnats du Monde Masters sur piste se sont à nouveau déroulés à Manchester (Grande Bretagne), ville où ils avaient été organiséssans interruption de 1995 à 2006.

 La participation a été la plus importante depuis la création de ces championnats, avec 400 coureurs issus de 24 nations. On a pu remarquer leretour en force des Américains et même des Argentins, plutôt discrets ces dernières années. A la lecture des résultats, force est de constater que le niveau général s’est élevé dans toutes les catégories d’âge. A titre d’exemple, des coureurs titrés les années précédentes ne sont pas même pas montés sur le podium, bien qu’ils aient amélioré leurs temps de référence.Dans les catégories jeunes, moins de 40 ans, certains coureurs courent encore avec succès en "élites".

Après ses 2 doublés, vitesse-500 mètres, aux championnats de France et d’Europe 2011, Marc Dangleterre (Gazélec de Douai) s’était à nouveau inscrit dans les deux épreuves. Contrairement aux années précédentes, le programme avait placé la vitesse le premier jour et le 500 mètres départ arrêté 48 heures plus tard. Confiant en ses possibilités et en grande condition, Marc battait en 1/8 de finale l’Argentin Edouardo Gualtieri et en ¼ de finale l’Australien Peter Gumbley, un ancien Champion du Monde de vitesse qui l’avait toujours devancé. C’était de bonne augure pour la suite. En demi-finale , le Douaisien retrouvait Gualtieri qui s’était repêché en battant l’Américain Rodamaker, champion du monde en titre. Fatigué, Marc s’inclinait en deux manches. En petite finale, opposé à nouveau à Gumbley,Marc gagnait la première manche, mais subissait la loi de l’Australien dansla seconde manche et dans la belle. Beaux matchs, mais au final une décevante 4e place, en ayant pourtant battu dans les tours préliminaires les futurs deuxième et troisième du tournoi.

Deux jours plus tard, le 500 mètres fut la course de tous les regrets. Course sans influx, bouclée en 36’’98 et pour 12 petits centièmes, seulement une médaille d’argent frustrante. Un autre Argentin, ancien participant aux Jeux Olympiques, Carlos Reybaud, dauphin de Marc en 2006, l’emportait et réalisait même le doublé après avoir remporté la vitesse. Le podium étant complété par l’américain Schwartz, champion du monde sortant.

« J’étais en superforme, trop bien même, puisque je pensais le doublé possible. En vitesse, sur 4 courses, je suis certainement le plus fort de ma catégorie. Mais, sur un long tournoi, avec 8 courses dans la même journée,je me classe seulement 4e. Le plus désolant, c’est que cela m’a valu quelques contractures et que je perds le titre de champion du monde du 500,en raison de cette mauvaise décision d’avoir couru la vitesse. J’aurais dû choisir de privilégier mon épreuve favorite. J’avais les meilleurs temps des engagés, sur les deux dernières années au 500 et je n’ai pas su en profiter. Cela me servira de leçon. Au niveau d’un Championnat d’Europe, je peux arriver en finale de la vitesse avec 4 ou 5 courses. Dans un mondial, le niveau est un peu plus élevé et le nombre d’engagés plus important. Cela nous contraint à un véritable marathon, 8 courses entre 10 heures du matin et 21 heures et cela ne me convient pas !
Je me suis fait accompagner par un ancien champion que tout le monde connait dans la région, Bertrand Ziélonka qui a été aux "petits soins" pour m’aider.Il a été parfait et je l’en remercie. Je remercie aussi Fernand Delcroix pour toutes les heures passées sur le vespa, ainsi que mon club, le Gazélec de Douai pour son soutien tout au long de l’année."


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