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Une rencontre avec Philippe Tacquez est toujours un moment très spécial, tant l’homme se montre passionné par son domaine de prédilection : le cyclisme. Echo du Vélo a choisi de présenter à ses lecteurs cette passion dévorante pour le vélo d’un dirigeant depuis toujours bénévole et que beaucoup d’amateurs connaissent pour l’avoir croisé un jour ou l’autre sur une des nombreuses manifestations sportives sur lesquelles il est présent. Pour cette entrevue, Philippe a préparé plusieurs dossiers contenant une quantité impressionnante d’archives et de coupures de presse retraçant une bonne partie de sa vie ainsi que tant de souvenirs liés au Vélo Club de Saint-Omer dont il est le président sans interruption depuis 1990. C’est donc au hasard de la lecture de ces articles de journaux, pour certains bien jaunis par les années, que nous avons échangé. Né en 1950, à Lestrem, petite commune proche d’Estaires, Philippe a débuté le cyclisme à l’âge de 15 ans, contre l’avis de ses parents, en s’offrant un magnifique vélo de course d’occasion avec le petit pécule durement gagné lors d’un travail de saisonnier. Pendant les deux années qui suivirent, il fait son apprentissage au club de Merville puis sous les couleurs de « l’entente cycliste Flandre-Lys ». En 1967, il remporte trois victoires, ce qui lui permet d’intégrer l’équipe « COOP » en 1968, tout en passant 2ème puis 1ère catégorie, l’élite du cyclisme amateur de l’époque. En 1969 et en 1970, il a l’honneur de participer à Paris-Roubaix amateurs, courses auxquelles il prendra de brillantes places de 24ème puis 23ème. Il se souvient d’avoir été en tête de course aux côtés de coureurs de la classe de Freddy Maertens ou de Jean-Luc Vandenbroucke, d’ailleurs, sur les trente ou trente-cinq premiers du classement, il est le seul à n’être jamais passé professionnel. Au cours de ces années-là, sur toutes les courses régionales, il était toujours cité parmi les principaux favoris, remportant quelques courses mais étant toujours placé. On disait d’ailleurs de lui : « TACQUEZ, toujours en train d’atTACQUEZ ». Avec beaucoup d’enthousiasme, Philippe raconte de nombreuses anecdotes, comme ce jour de course à Trith St Léger, où échappé avec un certain Duponchel, il chute, se fracture la clavicule et où un certain Jean Stablinski sorti d’une voiture suiveuse le remonte sur le vélo. Ou encore cette édition de Paris-Roubais amateur, où victime d’un terrible fringale, proche du malaise, un suiveur lui donne des sucres à manger pour le « requinquer ». En 1972, appelé sous les drapeaux, Philippe rencontre Anne-Marie qu’il épousera et avec qui il aura une fille Florence. Au retour du service militaire, il signe à Saint-Omer, club qu’il ne quittera plus, même si la fusion des clubs de Saint-Omer donnera naissance en 1988 au VCSO. Un peu plus tard, il prendra aussi des responsabilités au sein des comités départementaux et régionaux, mandats qu’il honore toujours. Tout au long de ses années d’investissement pour le développement du cyclisme, Philippe se rappelle avoir rencontré bien des personnes attachantes, certaines l’ont plus particulièrement marqué tel Jean Becchiat, un ancien coureur nordiste, aujourd’hui décédé et qui a consacré toute son existence au vélo, mais aussi Abbel lamarre, président de l’USSO à l’arrivée de Philippe, ou encore Patrick Boulet et Daniel Leblanc. Toujours adepte de la pluridisciplinarité, Philippe s’est battu pour faire vivre le vélodrome Jacques Anquetil, qui est un formidable outil de travail pour les générations à venir. Mais il défend tout autant le cyclisme sur route, le VTT, le BMX et toutes les formes possibles de la pratique du vélo. Titulaire des diplômes d’éducateurs, président de club, élu aux comités Pas de calais, et Nord-Pas de Calais, Philippe sait ce que signifie le « Don de Soi », le bénévolat étant sa raison d’être, même s’il s’inquiète de l’avenir de la vie associative. Retraité depuis janvier 2011, après de nombreuses années passées dans la société Féramus à Blendecques en tant que responsable du bureau d’étude ainsi que de l’aspect commercial, Philippe avoue avoir quelque peu négligé les études au profit du vélo, mais, une carrière bien remplie lui laisse néanmoins peu de regrets. Le cyclisme en particulier et la vie associative en général ont besoin de gens tels Philippe Tacquez, alors, un grand merci à lui à travers ce portrait.
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Une rencontre avec Philippe Tacquez est toujours un moment très spécial, tant l’homme se montre passionné par son domaine de prédilection : le cyclisme. Echo du Vélo a choisi de présenter à ses lecteurs cette passion dévorante pour le vélo d’un dirigeant depuis toujours bénévole et que beaucoup d’amateurs connaissent pour l’avoir croisé un jour ou l’autre sur une des nombreuses manifestations sportives sur lesquelles il est présent. Pour cette entrevue, Philippe a préparé plusieurs dossiers contenant une quantité impressionnante d’archives et de coupures de presse retraçant une bonne partie de sa vie ainsi que tant de souvenirs liés au Vélo Club de Saint-Omer dont il est le président sans interruption depuis 1990. C’est donc au hasard de la lecture de ces articles de journaux, pour certains bien jaunis par les années, que nous avons échangé. Né en 1950, à Lestrem, petite commune proche d’Estaires, Philippe a débuté le cyclisme à l’âge de 15 ans, contre l’avis de ses parents, en s’offrant un magnifique vélo de course d’occasion avec le petit pécule durement gagné lors d’un travail de saisonnier. Pendant les deux années qui suivirent, il fait son apprentissage au club de Merville puis sous les couleurs de « l’entente cycliste Flandre-Lys ». En 1967, il remporte trois victoires, ce qui lui permet d’intégrer l’équipe « COOP » en 1968, tout en passant 2ème puis 1ère catégorie, l’élite du cyclisme amateur de l’époque. En 1969 et en 1970, il a l’honneur de participer à Paris-Roubaix amateurs, courses auxquelles il prendra de brillantes places de 24ème puis 23ème. Il se souvient d’avoir été en tête de course aux côtés de coureurs de la classe de Freddy Maertens ou de Jean-Luc Vandenbroucke, d’ailleurs, sur les trente ou trente-cinq premiers du classement, il est le seul à n’être jamais passé professionnel. Au cours de ces années-là, sur toutes les courses régionales, il était toujours cité parmi les principaux favoris, remportant quelques courses mais étant toujours placé. On disait d’ailleurs de lui : « TACQUEZ, toujours en train d’atTACQUEZ ». Avec beaucoup d’enthousiasme, Philippe raconte de nombreuses anecdotes, comme ce jour de course à Trith St Léger, où échappé avec un certain Duponchel, il chute, se fracture la clavicule et où un certain Jean Stablinski sorti d’une voiture suiveuse le remonte sur le vélo. Ou encore cette édition de Paris-Roubais amateur, où victime d’un terrible fringale, proche du malaise, un suiveur lui donne des sucres à manger pour le « requinquer ». En 1972, appelé sous les drapeaux, Philippe rencontre Anne-Marie qu’il épousera et avec qui il aura une fille Florence. Au retour du service militaire, il signe à Saint-Omer, club qu’il ne quittera plus, même si la fusion des clubs de Saint-Omer donnera naissance en 1988 au VCSO. Un peu plus tard, il prendra aussi des responsabilités au sein des comités départementaux et régionaux, mandats qu’il honore toujours. Tout au long de ses années d’investissement pour le développement du cyclisme, Philippe se rappelle avoir rencontré bien des personnes attachantes, certaines l’ont plus particulièrement marqué tel Jean Becchiat, un ancien coureur nordiste, aujourd’hui décédé et qui a consacré toute son existence au vélo, mais aussi Abbel lamarre, président de l’USSO à l’arrivée de Philippe, ou encore Patrick Boulet et Daniel Leblanc. Toujours adepte de la pluridisciplinarité, Philippe s’est battu pour faire vivre le vélodrome Jacques Anquetil, qui est un formidable outil de travail pour les générations à venir. Mais il défend tout autant le cyclisme sur route, le VTT, le BMX et toutes les formes possibles de la pratique du vélo. Titulaire des diplômes d’éducateurs, président de club, élu aux comités Pas de calais, et Nord-Pas de Calais, Philippe sait ce que signifie le « Don de Soi », le bénévolat étant sa raison d’être, même s’il s’inquiète de l’avenir de la vie associative. Retraité depuis janvier 2011, après de nombreuses années passées dans la société Féramus à Blendecques en tant que responsable du bureau d’étude ainsi que de l’aspect commercial, Philippe avoue avoir quelque peu négligé les études au profit du vélo, mais, une carrière bien remplie lui laisse néanmoins peu de regrets. Le cyclisme en particulier et la vie associative en général ont besoin de gens tels Philippe Tacquez, alors, un grand merci à lui à travers ce portrait.
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