LE VELO D'ANDRE TIGNON
Vendredi 20 Avril 2008
Fresque Finale Teel chez Barelli avant Paris Roubaix
A la gloire d’Eddy Merckx et d’un Artiste
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L’oeuvre commandée par les Cycles Barelli, Croix, à Christian Guillaume qui signe Teel, est aussi belle que terminée. A temps pour les journées anniversaires Barelli et avant Paris-Roubaix.
Les pinceaux étant rangés, voici ce que donne, la fresque de Teel dédiée à la gloire d’Eddy Merckx dans ses trois Paris-Roubaix victorieux. Tout y est représenté de manière aussi évocatrice que précise. Une reproduction sur papier, format A2, de cette fresque est proposée aux visiteurs et clients des Cycles Barelli. Une occasion supplémentaire de profiter des « journées anniversaires », ces 4 et 5 avril 2008.
52) En 1973, sous le célèbre maillot Molteni, Eddy Merckx rejoint dans les annales Lapize, Rebry et Van Looy en empochant un troisième succès roubaisien. Son palmarès est à son image car il paraphe en solitaire sa 300e victoire chez les Professionnels.
53) Tout avait commencé sous le soleil (sous les pavés, la plage !) de 1968. Motivé par son maillot Arc en Ciel, Merckx domine la course. Seul Van Springel, résigné, parvient à le suivre jusqu’au vélodrome de Roubaix. La 1e des 3 victoires.
54) La fresque n’a pas été réalisée d’un coup de baguette magique. L’artiste a procédé par couches successives tout se réservant pour des détails plus importants. L’expression du visage par exemple.
55) A ce moment, Eddy a retrouvé toute sa hargne, même si le pavé reste à mettre en place.
56) Ici c’est le temps changeant qui a trouvé du volume tout en passant de l’averse de 1970 au soleil de 1968.
Se pencher sur son passé
57) Alors de temps à autre, tel Dieu créateur à la fin du premier jour, l’artiste regarde son œuvre : « Et il vit que c’était bien ! » Avant de passer à un autre jour.
58) Parfois c’est récréation. Avec les clients Barelli qui encouragent l’artiste Christian Guillaume dont, telle la flèche de son homonyme, le coup de pinceau fait mouche.
59) Le détail c’est, par exemple, la représentation de chaque rivet de la chaîne. Avec un visiteur qui monte la garde.
60) La minutie impose une belle documentation. Comment était, par exemple, le Campagnolo Record de 1973 ?
61) Reprenons le récit de la Genèse : « Après avoir créé le ciel et la terre, les pavés et les vélos … Dieu vit que c’était bien. » Ne manquait plus qu’à le faire savoir.
62) Et c’est ainsi que la fresque de Teel arrive à point nommé, en face quand on entre dans le magasin Barelli. Une reproduction papier en est proposée, format A2, au prix de 5€.
Flash Back
63) Pour comprendre la genèse de
cette fresque, il faut savoir que Teel a voué son talent à la gloire de
Paris-Roubaix qu’il a roulé … comme cyclo. Et à la gloire de Merckx …
dont il voudrait bien devenir « cadre ». |
64) Alors, André Sauvage, le nouveau patron Barelli et président du Club Cyclos Copains, a mis le cyclo-artiste au pied du mur : « Illumine mon magasin ! »
65) Teel a déjà fait ses preuves ailleurs. Dans le même style au café de l’Arbre qui s’est transformé en restaurant.
66) Ses héros sont tous les grands vainqueurs de Paris-Roubaix.
67) Mais son cœur balance pour celui qui a signé le cadre de sa monture.
68) D’ailleurs lui-même, un jour, s’est pris pour le héros des héros. Sauf que, ce jour là, il n’y avait pas foule pour assister à son arrivée. Juste avant la fermeture des portes du vélodrome.
Plusieurs coups du maître
69) Sur des textes de Pascal Sergent, Teel a fourni les dessins de l’Epopée de Paris-Roubaix (le Téméraire 1994).
70) Complétés par des textes de Patrick Hollebecque, Teel a caricaturé, en 77 fiches volantes, chaque vainqueur de la Classique du Nord à l’occasion de son centenaire : « les Figures légendaires du Paris-Roubaix » ( De Eecloonaar, 2005 ).
71) Teel et Oscar, soit le crayon et la plume, réunis pour une pédalée dominicale.
72) Les Copains Cyclos du Club de Wasquehal, le jour de l’inauguration du nouveau magasin Barelli : « Me reste à faire le mur », aurait susurré l’artiste.
73) Dès le lendemain, il donnait ses premiers coups de crayon. Au début, avouons-le, on eut quelques doutes.
74) Pour Aldo ce n’était pas facile de travailler sereinement face à un tel chantier.
75) Et pour Thierry la tentation était forte de laisser tomber les outils.
76) Même Teel n’eut pas trop de son double pour redoubler d’ardeur.
77) Mais l’ouvrage, que dis-je « l’œuvre » est bien réalisé, sur 5 ou 6 m2. C’est une fresque, intitulée Trilogie d’Enfer.
L’œuvre est à voir, chez Barelli. L’artiste est à revoir au prochain brevet de l’Amitié.
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