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A 56 ans, le coureur de l’ESEG Douai a gardé son titre
de champion du monde sur piste du 500 m. Une sacré performance qui sans
le long voyage à Sydney lui aurait sans doute permis de battre le record
du monde de la spécialité. Toujours aussi motivé, il continue l’entrainement
avec acharnement et compte bien récidiver en 2008.
Pour nous livrer ses impressions, Marc
Dangleterre a reçu nos reporters de l’Echo du Vélo.
L’Echo du Vélo : « Peux tu nous dire
ce qui t’a amené dans le vélo ? »
M.Dangleterre : « En fait j’ai d’abord débuté dans le sport en
Athlétisme avec de belles performances en longueur. Par la suite, c’est
mon père qui m’a donné la fièvre du vélo. Il fut d’ailleurs champion des
Flandres de vitesse en 1957 qu’il a gagné 5 fois. A 16 ans, je décide
de participer aux jeux cyclistes à la Madeleine. Une compétition qui
comptait 4 épreuves, la vitesse, le CLM, le cyclo cross et une course de
côtes à Linselles. Ma victoire en vitesse m'a permis de gagner le
général. Une bonne expérience qui fut une révélations quant à mes
aptitudes pour la vitesse. Quelques années plus tard, je décide de me
lancer dans l’aventure de la piste. De là commence une belle histoire
dans le vélo pour moi. »
L’Echo du Vélo : « Avant de nous
retracer tes péripéties de Sydney, peux tu nous faire le bilan de ta
saison ? »
M.Dangleterre : « En fait après mon titre de l’an dernier au mondial, je
n’ai pas fait de coupure ce qui m’a permis d’être en super forme. En
effet, je faisais de très bons temps qui m’ont donné le moral pour les
suites des événements. Avant d’aborder les France, j’ai fait une coupure
car j’étais fatigué mais une chute est venue perturber ma préparation.
Le championnat de France est alors arrivé, je me loupe sur la vitesse
mais c’est sur ma discipline de prédilection que tous mes espoirs se
reportent. Je fais une super temps sur le 500 m malgré une belle
concurrence avec un franco canadien qui fut multiple champion du monde.
Pour moi, ce fut certainement ma plus victoire de l’année d’autant plus
que mon fils fut présent ce jour là. A mon retour, on m’a décelé une
fracture du sacrum et j’ai du me faire ponctionner la cuisse à 3
reprises. Avoir gagné dans ces conditions devant un compétiteur de ce
calibre m’a procuré une immense satisfaction. »
L’Echo du Vélo : « Raconte nous
maintenant un peu ton voyage en Australie et ton titre de champion du
Monde. »
M.Dangleterre : « Avant de partir pour Sydney, je m’étais bien renseigné
sur Internet en allant voir les performances de mes adversaires. Après
recherches, je me suis aperçu que le coup était jouable et que tout
devait bien se passer. J’ai d’abord débuter par la vitesse. Les efforts
accumulés par les différentes m’ont un peu fatigué et sans doute un
manque de travail foncier ne m’ont pas permis de faire un bon résultat.
J’en tirerai les enseignements l’an prochain en préparant sérieusement
cette discipline.
En ce qui concerne le 500 m, tout s’est passé comme prévu. Je gagne en
réalisant un très bon temps de 35 sec 973. Sans la fatigue du au long
voyage et au décalage horaire, j’aurais probablement battu le record du
monde Masters de ma catégorie. »
L’Echo du Vélo : « Après ses belles
performances, la passion est toujours là, quels seront tes projets pour
2008 ? »
M.Dangleterre : « En effet, je suis toujours aussi motivé et compte bien
faire aussi bien qu’en 2007. Côté projet, j’aimerais monter une
tentative contre le monde Masters du 500 m au printemps dans de bonnes
conditions, avant que des jeunes arrivent dans mes catégories, en 2009.
Détenir, même une seule année, le record du monde serait assez fabuleux,
sinon il y aura bien sur les championnats de France et d’Europe, où je
compte encore glaner quelques victoires. »
L’Echo du Vélo : « Je sais que tu
as à cœur de promouvoir le cyclisme Master. Peux tu nous en dire
quelques mots ? »
M.Dangleterre : « Avant tout, mon but n’est pas de faire parler de moi
mais de faire la promotion du cyclisme Master. Pour ma part, je suis
fier d’avoir ramené à la compétition plusieurs anciens. L’un deux habite
en Suisse, il est venu aux championnats à Hyeres, mais nous avions déjà
participé ensemble aux championnats en 1976. J’ai également senti que
d’autres coureurs avaient envie de faire le pas en me voyant rouler avec
leurs enfants sur le vélodrome de Lens. J’espère qu’à l’avenir, on
parlera davantage de cette catégorie qui le mérite. »
L’Echo du Vélo : « Un dernier mot de
conclusion pour terminer cette interview ? »
M.Dangleterre : « Je tiens à remercier l’Echo du Vélo pour son soutien
sans faille au cyclisme régional et je souhaite une bonne année 2008 à
tous les passionnés de cyclisme du Nord et du Pas de Calais. »
L’Echo du Vélo tient à remercier Marc
Dangleterre pour sa disponibilité et lui encore plein te titres pour
cette année nouvelle qui va débuter.


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