VTT
Lundi 07 Avril 2008
PACA OFF'ROAD DE CASSIS
Début de saison en trombe pour quelques Ch'tis
 

 

Le raid Off’road de Cassis (13) lance traditionnellement la saison VTT au niveau national et les meilleurs français sont en général au rendez-vous. Peut-être encore plus en cette année olympique puisque seuls trois places sont à pourvoir en équipe de France ; il faut donc marquer les esprits des sélectionneurs dès le début de saison même si on peut sans trop se tromper annoncer la sélection qui ira conquérir le titre à Pékin ; en espérant que cette olympiade chinoise aura bien lieu, tellement elle est décriée.
 

Quelques ch’tis avaient fait le déplacement et parmi eux le Président du team VTT Pays de Pévèle, Jean-François Geoffroy. Soulagé que son équipe soit enfin sur les rails, il avait décidé de souffler et de lancer à sa manière la saison afin, peut-être, de montrer l’exemple après un hiver passé à ficeler son projet de team VTT. Une semaine après la présentation des coureurs à la presse, aux élus et aux nombreux passionnés de VTT du Pays de Pévèle (voir article publié précédemment), il a donc abandonné tout ce petit monde pour aller, en famille, chercher la forme sur un circuit exigeant physiquement et techniquement. Il nous parle maintenant de la course, du circuit et des résultats.


 
Une course exigeante sur un circuit technique
Arrivé vers 9h30 à Cassis pour un départ à 11h, la place est déjà investit de plusieurs centaines de vététistes et permet de souligner le seul point noir de cette organisation qu’est la place réservé aux parkings. Ils sont quasiment inexistants et se garer le long de la route qui monte au site, à flanc de rocher, reste un exercice périlleux et dangereux pour les accompagnateurs. Après les péripéties d’avant course (retrait de la plaque notamment), j’emboîte le pas de Julien Absalon (enfin pas très longtemps) pour repérer le premier kilomètre pour m’apercevoir qu’il est en montée assez sévère (au moins on sera dans le bain tout de suite) et à 10h40, la mise en grille commence tranquillement ; à mon habitude je suis parmi les premiers à me présenter sur l’aire de départ. J’y retrouve, un peu surpris, Frédéric Limousin ; nous échangeons quelques mots avant le départ ; je me sentirais un peu moins seul même si, comme d’habitude, il sera loin devant.
Aucun stress ne m’envahit, je suis seulement très heureux d’être là sous un climat agréable pour faire du VTT (il y a une semaine, nous étions dans la boue de l’Enfer Vert à Maroilles). 10h pétante la corne de brume retentit après que Christian Davaine (le speaker) ait mis l’ambiance sur la ligne de départ. Le départ se passe sans encombre même si ça frotte pas mal ; la montée est périlleuse, nombreux sont ceux qui mettent pied à terre. Je me sens bien, j’ai géré cette première difficulté et en haut je rattrape déjà quelques vététistes partis trop vite. 
Dans la descente qui suit, peu technique, je double, à ma grande surprise Boris Warot de chez Kenny racing, quelques mots et je continue à mon rythme. Les longues montées, les descentes et les single-tracks s’enchaînent sans savoir où nous sommes vraiment tellement le circuit semble tournicoter. Un circuit technique, dans la caillasse parfois déroutante pour les adeptes de la boue que nous sommes. Le VTT va parfois là où il veut aller sans que nous n’ayons de prise sur lui ; les cailloux roulent sous les pneus. Les crevaisons sont assez nombreuses et dans ce contexte le python tubeless à la bonne pression (2,2 pour ma part) est une arme idéale. Dans cette caillasse, on finit par avoir mal partout. Au bout de 2h10 de course, Boris me rattrape, on fait une ascension ensemble puis il prend le large, il est à l’aise dans les longues montées ; pour ma part je commence à marquer le pas et je décide de finir à mon rythme. Les 10 derniers kilomètres sont pénibles, la fatigue est là et le parcours ne change pas : montée, cailloux, descentes techniques d’autant que le circuit s’est bien creusé puisque les différentes courses du week-end l’ont emprunté sur le final. Les descentes tapent bien et les bras font mal. Seul un single sur le haut de Cassis, aux abords d’une canalisation, est plutôt agréable, plat et roulant, on peut remettre la plaque quelques temps puis vient la délivrance avec la plongée vers l’arrivée : une belle descente (technique en haut) puis un virage à 90° à 100 m de la banderole que je coupe au bout de 3h34mn d’effort. 

 
Les résultats
Le VTT reste souvent sans surprise en ce qu concerne les résultats et encore une fois la logique a été respectée ; on retrouve les meilleurs mondiaux aux premières places. Ainsi la course a été remportée par Cédric Ravanel en 2h25mn07 devant quatre coureurs du team Orbea dont l’espagnol Ruzafa-Cueto et Julien Absalon qui a perdu 3mn dans la bagarre après avoir perdu une pédale. On retrouve Fred Limousin à la 64e place en 3h09mn32s, Boris Warot 79e en 3h14mn27s et Jean-François Geoffroy 154e en 3h34mn27s.
 


Merci à Jean François Goeffroy


Départ du raid 55, 11h tapante.


Cédric Ravanel étire déjà la meute


Jean-François Geoffroy dans la meute


L'arrivée spectaculaire du raid de Cassis


Jean-François Geoffroy en termine


Le temps du réconfort

   
 

 

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