VTT
Mercredi 28 Novembre 2007
De Panne Beach enduro
I
mmersion au cœur du VTT belge
 

 Ce compte-rendu marque le début de la collaboration avec l’écho du vélo. En effet le Team VTT Pays de Pévèle est devenu partenaire du site incontournable pour le cyclisme régional Nord – Pas-de-calais afin de faire vivre de l’intérieur une saison VTT régionale, nationale voire internationale.


 

De Panne, comme on dit chez les Flamands, devient pour quelques heures la capitale du VTT avec environ 1400 bikers au départ d'une course sur plage de plus en plus prisée ; comme si la météo un peu chaotique de la mi-novembre n'avait aucune prise sur le moral des adeptes du vélo à crampons.
JFG, Adrien et Olivier avaient fait le déplacement pour se retrouver à 11h50 sur la plage, au sein d'un peloton imposant de 1345 riders. Arrivés quelque peu en retard, nous nous sommes retrouvés très mal placés sur la grille de départ, ce qui nous a valu un départ mal négocié, sans échauffement préalable, subissant tous les soubresauts d'un peloton d'une telle envergure. Il fallu notamment éviter les quelques chutes.
Le départ se fait direction Bray-dunes pour quelques kilomètres de plage ; nous sommes tous les trois dans le même timing, passant à tour de rôle devant l'un l'autre en fonction des vagues du peloton. Le vent de côté avait déjà bien laminé le peloton qui est très long parfois quasiment en file indienne et nous arrivons à Bray-dunes par petit groupe de 5 à 10 coureurs. On imagine que les hommes de tête sont déjà très loin, trop loin pour encore les apercevoir. On ne voit pas non plus trop de français cette année, pourtant avec la proximité de l'open Côte d'Opale à Le Touquet, on aurait pu croire que beaucoup serait venu se chauffer à La Panne. La traversée de Bray-Dune se fait sans encombre même si la traversée du camping du Perroquet est toujours difficile avec ses "montagnes russes" : la succession de petites bosses, montées sur le grand plateau finissent par user les organismes. Après le camping, le passage sur la digue et quelques centaines de mètres en courant (que ça fait mal aux jambes) on revient sur la plage direction La Panne. On remonte encore une fois sur la digue puis après un petit tour à l'intérieur des terres, on replonge sur la plage pour rejoindre la digue via une rampe en béton puis direction le centre de La panne. Ce début de course est vraiment difficile, je ne vois plus ni Olivier, ni Adrien qui ont quelque peu lâché prise. En revanche j'accompagne quelques kilomètres Hervé Williate de X2Pop qui paraît encore très entraîné à cette époque de l'année. Le passage dans La Panne est toujours très agréable tellement le monde présent à proximité de l'aire d'arrivée hurle et nous pousse littéralement. Au passage sur la ligne, je commence à trouver un bon rythme et les jambes se délient mais les sensations restent médiocres, ce n'est pas un grand jour ; c'est peut-être aussi les conséquences qu'il faut bien admettre quand on relâche au niveau entraînement dans la semaine : on s'encrasse vite à cette époque de l'année. Après quelques passages de palettes, de dunes et de sables mous, nous voilà reparti pour quelques kilomètres de plages à l'opposé de Bray-Dunes cette fois. Au bout du circuit, je suis toujours avec Hervé, un petit tour au bout de La Panne sur des chemins macadamisés et retour sur la plage après une belle descente dans le sable mou. On repart vers Bray-Dunes pour une très longue chevauchée sur la plage, vent de côté toujours. Il ne reste plus qu'à s'abriter dans un groupe et essayer de tenir ; La foule hurle toujours à notre passage à hauteur de La Panne ; pendant ce temps on voit déjà les premiers revenir vers la ligne d'arrivée, on les
croise, de loin on voit que ça roule terriblement vite. On aperçoit les carrures puissantes des guerriers flamands tels que Nico Berckmans, Bert Vervecken, Bart Pattyn ou encore Bjorn Rondelez et là reviennent quelques images des Paris-Roubaix VTT où ces hommes strustés les premières places du classement à des vitesses ahurissantes.

Le deuxième tour se fait sans encombre, je ne vois toujours plus mes coéquipiers. Le passage dans La Panne est un peu différent qu'au premier tour, les organisateurs préparent déjà l'arrivée, conséquence de cette modification un long faux plat à monter en courant dans le sable mou que j'ai du mal à gérer, les muscles commencent à tirer et le froid n'arrange rien. Cela fait 1h27mn que le départ a été donné et il me reste un tour à couvrir. Il s'agit maintenant de gérer ce dernier tour, sachant qu'il est impossible de savoir où on en est au niveau classement à ce moment de la course mais ce n'est pas là l'essentiel, il est vrai que la place importe peu à notre niveau. A l'extrémité du circuit, je croise Benoît Lécolier, je ne savais même pas qu'il était là, il ne me voit pas, concentré à courir dans la bande de sable mou qui ramène vers la plage. Quelques minutes plus tard je passe aussi dans ce sable qui fait de plus en plus mal aux jambes et j'entame bien à l'abri dans un groupe ma dernière longue remontée sur la plage. Les crampes, dû certainement aussi au froid commencent à poindre dans la jambe droite ; je gère. On remonte tout au bout de la plage la rampe qui va nous emmener doucement vers le dernier passage dans le camping du perroquet et au retour sur la plage, le fait de poser le pied à terre pour courir déclenche une crampe dans le mollet droit, le pied reste bloqué je ne peux plus rechaussé… c'est à ce moment là que j'entend derrière moi "allez JF", une fusée me double c'est Adrien, sur "la plaque", comme à son habitude, revenu de je ne sais où et parti vers l'arrivée sans même se retourner. Virginie, notre photographe, me dira à l'arrivée qu'il a été vraiment impressionnant sur le retour, doublant groupe après groupe, le nez au vent, seul sans se retourner. De mon côté il me reste à gérer le retour, sans affolement, je me retourne, n'aperçoit pas Olivier ; je me met dans la roue d'un petit groupe et je rejoins l'arrivée après 2:29:22 d'effort mais que la dernière montée dans le sable fut difficile, interminable. Je franchi la ligne et là je vois Adrien, assis par terre, complètement épuisé de son dernier tour de folie. 1mn30 plus tard Olivier arrive à son tour et là un froid terrible nous tombe dessus. Il ne reste plus qu'à se changer très vite et aller se réchauffer dans un bar de La Panne.

Au moment où nous avons franchi la ligne d'arrivée; les premiers étaient arriver depuis environ 45mn, la victoire revient à Nico berckmans en 1h46mn38s à plus de 29 km/h de moyenne ; il devance Andy Capelle de 55s et Jelle hanseew de 2mn21s. Côté Français, la palme revient à Frédéric Limousin (comme l'année dernière) en 2:06:25 (104e), il va être costaud à Le Touquet ; pour le team VTT Pays de Pévèle, Adrien a été victime d'un terrible coup du sort puisqu'il n'apparaît pas dans le classement alors qu'il était devant Jean-François Geoffroy qui est pointé à la 444e place (295e en élite) et Olivier Debruyne qui lui est 457e (303e élite). 1000 classés. Direction maintenant Le Touquet pour la première édition de l'Open VTT Côte d'Opale.

 


Adrien Muzet, lui aussi pour une de ses dernières apparitions
 sous les couleurs du VCRLM

 

 



Merci à Jean François Geoffrey



De Panne, jour de course


Ambiance course de plage, les groupes se forment


On s'organise pour lutter contre le vent


Rester grouper


Les mouettes s'invitent parfois pendant la course


Quelques X2POP perdu dans la masse


Olivier Debruyne content d'en finir aussi


J.-F. Geoffroy à l'arrivée pour une de ses dernières
apparitions sous le maillot du VC Roubaix















   
 

 

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